Nous avons étudié et expérimenté tous les différents types de "bouchons" alternatifs existants sur le marché (agglomérés, bouchons techniques, synthétiques, 1+1 [rondelles], capsules à vis). Pour des questions techniques, la capsule à vis est inadaptée à notre façon de travailler car tous nos vins sont palettisés ou stockés en piles, bouteilles nues, avant leur mise en vente. La mise en piles de bouteilles avec ce type de fermeture pose des problèmes d'étanchéité des bouteilles.
Après de très nombreux essais conduits avec beaucoup de rigueur et de méthode par Marc Hugel ainsi qu'une récente visite de 4 jours dans leurs installations en Espagne et à Céret dans les Pyrénées-Orientales notre choix s'est porté sur le DIAM de la maison Oeneo-Bouchage.
Ce bouchon utilise des techniques novatrices à plus d'un titre :
Séparation de la subérine (partie noble du liège) et rejet de la lignine (partie "boisée") Traitement de cette subérine avec du gaz carbonique supercritique (procédé breveté) afin d'éliminer l'essentiel du TCA responsable du mauvais goût dit "goût de bouchon". Façonnage de cette subérine avec un liant qui va conférer à ces bouchons une homogénéité de structure et de neutralité parfaite.
En d'autres termes et dans les faits, ce type de bouchon a le triple avantage d'être :
neutre vis-à-vis du vin (c'est-à-dire de ne plus pouvoir communiquer un quelconque mauvais goût au vin). De garantir, de par sa structure 100% homogène, une évolution parfaitement normale sans les extrêmes que nous rencontrions auparavant et d'offrir de ce fait, une fraîcheur aromatique optimale à nos vins. De permettre, (et c'est la cerise sur le gâteau), une force d'extraction invariable et surtout inférieure à la normale (environ 25 Kg contre 20 à 40 pour les bouchons classiques et 45 kg pour les bouchons synthétiques !) ce qui donne un débouchage des bouteilles particulièrement "confortable".
Ce bouchon DIAM est le fruit d'une longue recherche de la maison Oeneo-Bouchage et a obtenu quantité d'Oscars et de médailles d'Or de la part de salons professionnels.
Nous les avons testés avec grand succès pendant sept années ce qui nous permet de prendre cette décision avec suffisamment de recul.
La structure de ces bouchons reste d'ailleurs parfaite même au delà d'une durée de 7 ans et nous n'avons pas constaté la moindre couleuse (un avantage de plus).
Chacun des bouchons "DIAM" que nous utiliserons portera en plus de notre marquage traditionnel, les coordonnées de notre site Internet afin d'informer au mieux nos futurs utilisateurs des vertus de ce nouveau produit.
Tous les détails avec la fiche technique de son manufacturier Oeneo-Bouchage Envie d'encore plus d'information ? Retrouvez l'article paru en Juillet 2007 dans la Revue Vinicole Internationale.
Commentaires (4)
Philippe MARGOT:
Bonjour,
Votre article sur les bouchons DIAM comme utilisateur m'a beaucoup intéressé, parce qu'il conforte ce que j'avance dans un nouvel article assez complet, intitulé "Du chêne-liège au bouchon", dans lequel une section entière est consacrée à ce produit révolutionnaire de OENEO pour erradiquer définitivement le goût de bouchon.
Sincèrement, Philippe Margot, journaliste vitivinicole
Gracieusement à disposition des oenophiles:
http://www.cepdivin.org/articles/phmargot015/01.html
Publié par Philippe MARGOT | 13/01/2007 13:37
Publié le 13/01/2007 13:37
Roger BELLAND:
Convaincu des qualités du bouchon Diam, et producteur de grands vins de Bourgogne, je suis passé depuis juillet 2006 au bouchon Diam pour tous mes vins, et je suis absolument convaincu que ce procédé permettra de laisser vieillir nos grands vins sans oxydation prématurée, car on a toujours le même taux d'échange d'oxygène, ce qui est loin d'être le cas avec les meilleurs bouchons.
Publié par Roger BELLAND | 18/01/2007 21:08
Publié le 18/01/2007 21:08
Régis:
Tiens, c’est marrant, je viens de passer également au 100% Diam (ou presque, encore un client réfractaire).
Par contre, je ne souhaite pas pour l’instant communiquer à outrance sur ce choix : je souhaite le valider par quelques années d’expérience personnelle. J’espère qu’il s’agit bien du “miracle” que nous attendons tous…
Publié par Régis | 21/06/2007 22:13
Publié le 21/06/2007 22:13
vincent:
Il n'y a pas que les bouchons qui donne le goût de bouchon au vin...!
Pour ceux que cela peut intéresser, j'ai lu un article intéressant sur un blog décrivant une nouvelle technologie: la photocatalyse. Il s'agit de pulvériser un produit parfaitement transparent sur toutes les surfaces et tous les matériaux à l'intérieur des chais et de la cuverie ainsi que sur l'outillage. Ce produit contient des particules de dioxyde de titane qui réagissent avec la lumière et l'eau contenue dans l'air ambiant. Cette réaction provoque une production d'oxygène actif qui détruit tous les polluants et contaminants en suspension dans l'air et sur les surfaces traitées: bactéries, levures, moisissures, champignons, etc.
L'action dure plusieurs années et permet d'assainir intégralement les locaux viticoles et d'éviter ainsi facilement les contaminations du vin. En plus, il ne serait plus nécessaire d'utiliser des produits chimiques de nettoyage et d'entretien, un simple rinçage à l'eau suffirait ! Voilà peut-être une solution efficace pour éliminer le goût de bouchon et les contaminations du vin par différentes bactéries et levures dont on n'arrive pas à se débarasser. Lien: http://photocal.over-blog.com/article-11458571.html
Publié par vincent | 23/07/2007 12:40
Publié le 23/07/2007 12:40